Après près de six mois passés à Montréal, nous sommes d'humeur aventureuse avec Lizou et nous quand on a envie de bouger, on fait pas les choses à moitié. La preuve, on est quand même partis vivre au Canada. 

Du coup, qui dit "voir les choses en grand", dit youneytède staïtseux of américa. Oui monsieur ! (Ou madame, selon qui tu es tu feras ton choix. Je te sais intelligent, lecteur. )

Bon, on va pas non plus à l'autre bout des usa, par soucis de commodité et de budget non expansible, on a choisi NYC. 4 jours/3 nuit dans la grosse pomme, un long weekend devant nous ! Toujours pour des raisons budgétaires, on prend pas l'avion, ni le train, encore moins la voiture mais le bus. Oui mon ami, le bus. 

Départ donc mardi soir, 22h30, je place le décors. Nous sommes à Montréal, il fait nuit noire. Nous attendons notre bus dans la gare autoroutière de la mégapole québécoise. À l'extérieur, le froid sévit, c'est pas le pôle nord mais je suis content d'avoir investi dans un bonnet. Embarquement, coup de chance, on est parmis les premiers, on pourra choisir notre place. 

Apres une petite heure de route, notre chauffeur nous signale que nous arrivons à l'"américane bordeure". Psychopathie et Paranoïa antiterostique américaine dans l'air, il nous est interdit de prendre des photos, d'amener un sac ou même une arme dans les locaux ou aux alentours. Bizarre. Évidemment, on a nous a fourni le petit questionnaire que toute personne voulant pénétrer dans les États Unis s'est vu remplir. Pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans le pays créateur du coca cola, il est bon de savoir qu'il est EXTREMEMENT important de bien répondre aux questions. Même si certaines d'entre elles peuvent paraître stupides. De nombreux sketchs ayant déjà été faits sur le sujet, je vous passe les détails comicodépressifs. Sache lecteur que si tu as commis des actes de collaboration avec l'Allemagne nazie ou ses alliés entre 1939 et 1945 ou que tu es débile mentale ou encore que tu as commis des délIs qui ont entraîné une incarcération suite à de la vente ou de l'utilisation de stupéfiants, entrer dans les États Unis sera pour toi mission impossible. 

Nous pénétrons donc en file indienne dans l'espace douanier. Là, une dizaine de policiers nous attendent de pied ferme. Arrive alors mon tour de passer devant l'homme en uniforme qui m'invite à me présenter à lui d'un très accueillant "NEXT !". Je m'exécute et, en bon français, le salue d'un franchouillard "bonsoar !" (NDT : en français dans le texte) qui reste sans réponse. Je me dis alors que notre ami ne pratique pas la langue de Molière. Suite a quoi il me pose plusieurs questions indiscrètes auxquelles je réponds dans un anglais bafouilleur. 

Une fois sa curiosité assouvie il me dit "allez viens on passe à la caisse". Ah. Mais je ne t'ai rien acheté mon ami. Pas un twix, pas un snickers, rien. Et bien figurez vous, chers lecteurs (vous remarquerez qu'entre le début de ce post et cet apparté il n'y a plus un mais plusieurs lecteurs. Oui, je suis optimiste. ) je disais donc, figurez vous que pour pouvoir rentrer dans le territoire américain, il faut faire un don à la communauté américaine de 6$. Pas cons ces ricains, c'est de l'argent facile ! 

Les frais mirobolants d'entrée (c'est quand même 2 fois moins cher qu'une entrée au Pymp's, les clubbers rennais en attesteront) réglés, nous reprenons notre route dans le territoire de l'oncle Ben's (le vendeur de grains de riz). Notre monture d'acier et de cuir (oui, lecteur, sièges en cuir siouplai !) avale le bitume kilomètre après kilomètre sans broncher. Premier arrêt de la nuit, il est 1h45, ouelcomeuh tou ze younaytèdes stètss, premier "paysage" nocturne, premier pas sur le sol américain. On effleure le bitume d'un Mac donalds. Plus typique tu meurs. D'ailleurs, certains touristes affranchis ramèneront des souvenir locaux avec eux, embaumant au passage l'air confiné de l'autobus. 

Il est maintenant 2h40 du matin (ou de la nuit, je sais plus trop) le bus est silencieux, je suis le seul chieur avec son ipad d'allumé. Impossible pour moi de dormir. Je me demande toujours comment les gens font pour dormir assis. C'est sûrement une des positions les plus compliquées pour trouver le sommeil. À part debout, je vois pas. Si, peut-être accroupi. Mais je connais pas de situations dans lesquelles tu sois obligé d'être accroupi pendant 7h. Bref, pour moi, dormir assis c'est comme boire par le nez, c'est pas naturel mais on peut le faire. J'espère que le sommeil viendra me bercer avant qu'on arrive sinon la première journée à NYC risque d'être longue. 

Je vais tenter de me reposer, si je m'endors, je te dis à plus tard lecteur. Sinon, bah tu devras supporter mes palabres nocturnes encore un peu plus longtemps...

 

Tom.